 | ENTRAIDE DEPRESSION Communauté de personnes concernées par la déprime. |
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Nath Administrateur

Nombre de messages: 426 Date d'inscription: 05/07/2005
 | Sujet: LA PSYCHANALYSE Dim 21 Aoû - 21:45 | |
| Fondée par Sigmund FREUD, cette discipline a fêté ses 100 ans en 1996. C'est à la fois une méthode d'investigation, une psychothérapie et un corpus théorique. 1 - Une METHODE d' INVESTIGATION : Elle permet en effet de révéler la signification inconsciente de paroles (lapsus), d'actions (actes manqués"), de productions imaginaires (rêves, fantasmes, délires...) et des symptômes. 2 - Une METHODE PSYCHOTHERAPIQUE : Le champ d'application thérapeutique en est vaste, depuis la Cure-Type classique (dont les modalités varient d'un courant ou d'une école à l'autre), sur le divan, à raison de plusieurs séances par semaine, sur une longue durée,dans un cadre bien structuré - Divan Fauteuil - à la Psychothérapie Analytique, en face à face, en passant par toutes les approches inspirées par le modèle classique (ces approches psychothérapiques sont développées dans d'autres pages de THERAPIES Conseil sur Internet) : Soutien, Psychanalyse, Relaxation, Thérapies de couple et familiales, Psychanalyse et Psychothérapie de l'adolescent et de l'enfant, qui utilisent aussi le jeu et le dessin, à la suite des travaux d'Anna Freud, de Mélanie Klein et de Françoise Dolto... Quelle que soit la démarche entreprise, l'approche psychanalytique est une rencontre, pourrait on dire unique, entre un analyste et une (cure individuelle) ou plusieurs (travail de groupe) personnes, mettant en jeu les processus inconscients des partenaires de la relation, avec leurs implications en termes de Désir, de Résistance, de Transfert (et son corollaire le Contre-Transfert). La libre association du sujet, c'est à dire l'expression verbale spontanée des pensées, excluant en principe toute censure, conduit à la mise en lumière du fonctionnement psychique, des mécanismes de défense, notamment le Refoulement, et permet de dégager une compréhension ou des interprétations validées par le respect de la méthode. Au fil du déroulement de la cure, les symptômes sont analysés et un mieux-être peut apparaître, entrainant des changements plus ou moins importants dans la vie affective et sexuelle, l'évolution personnelle ou professionnelle... 3 - Un CORPUS THEORIQUE : FREUD a ouvert la voie à une oeuvre immense qui constitue un ensemble de théories psychologiques et psychopathologiques où sont systématisées les données apportées par la méthode psychanalytique d'investigation et de traitement (vocabulaire de Psychanalyse de J. Laplanche et J.B Pontalis). Il a été suivi par de nombreux auteurs, parmi lesquels Ferenczi, Winnicott, Mélanie Klein, Lacan, Dolto, qui occupent une place de choix. La Psychanalyse ouvre aujourd'hui de nombreuses perspectives aux chercheurs et aux praticiens de multiples disciplines : Médecine, Psychiatrie (où elle a révolutionné la compréhension de certains processus mentaux, en particulier dans le domaine des névroses et des psychoses, et permis de traiter nombre de troubles relationnels et symptômes psychiques), Psychologie, Sociologie et approche des faits de Société, Linguistique, Philosophie, Art, Littérature, Etude des Religions, etc... _________________ 
Dernière édition par le Jeu 1 Sep - 12:04, édité 3 fois |
|  | | Nath Administrateur

Nombre de messages: 426 Date d'inscription: 05/07/2005
 | Sujet: Re: LA PSYCHANALYSE Dim 21 Aoû - 21:47 | |
| La THERAPIE EMDR La thérapie EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) est une approche psychothérapeutique neuro-émotionnelle de désensiblisation et de retraitement des informations faisant appel à la stimulation sensorielle par des mouvements oculaires, des stimuli auditifs ou cutanés, pour faciliter une résolution rapide des symptômes liés à des événements traumatiques du passé. Cette thérapie trouve ses racines dans la psychanalyse, la thérapie cognitive comportementale, la médecine humaniste, les thérapies systémiques et les thérapies brèves centrées sur la personne. L’EMDR, créée à la fin des années 80 à San Francisco par la psychologue américaine Francine SHAPIRO, est devenue en moins de dix ans l’un des modes de traitement psychothérapeutique les plus efficaces du PTSD (Post Traumatic Disorder), ou en français ESPT (État de Stress Post-Traumatique). Le protocole EMDR repose sur une approche humaniste et intégrative de la médecine et de la santé : la confiance dans notre potentiel d’auto-guérison, l’importance de notre histoire personnelle et du lien psychosomatique dans la genèse des troubles. De très nombreuses études cliniques ont démontré la remarquable efficacité de l'EMDR dans la résolution des états de stress post-traumatique, tant chez des témoins ou victimes de traumatismes civils (viols, accidents, deuils, agressions, accidents automobiles etc…) que chez celles de pays en état de guerre ou des survivants des camps de concentration. Les victimes savent que le danger est écarté mais elles ne le « ressentent pas ». Les émotions sont refoulées et pourtant la détresse est, elle, toujours présente. L’état de stress post-traumatique provoque une souffrance intense et peut transformer la vie du sujet concerné ou de sa famille en un quotidien insupportable s’accompagnant de dépression, troubles somatiques, phobies ou toxicomanie. L’EMDR désamorce, débloque et libère les expériences traumatiques anciennes de leur charge émotionnelle et de leurs distorsions cognitives par un retraitement des informations. L’image narcissique du patient est restaurée et l’élan vital retrouvé. Cette approche permet une révision de l’interprétation de la réalité passée et une réponse mieux adaptée au présent tout en favorisant une restructuration psychologique et affective ainsi qu’un meilleur fonctionnement personnel et social. Outre les états post traumatiques, le champ d’application de l’EMDR s’étend aujourd’hui au traitement d’adultes et d’adolescents présentant des troubles anxieux, dépressifs, somatiques et psychosomatiques, à des patients handicapés, à des malades subissant des traitements médicamenteux lourds, au deuil etc. LA SEANCE EMDR L’EMDR permet donc au cerveau le retraitement de l’information émotionnelle afin de supprimer le traumatisme passé enkysté dans le système nerveux. Avant de débuter le traitement EMD, il est essentiel que le psychothérapeute et le patient établissent ensemble le cadre de leur futur travail par des entretiens préliminaires et une anamnèse rigoureuse permettant de cerner des contre-indications éventuelles. C’est cette sécurité de l’espace thérapeutique qui offrira au patient la possibilité de se confronter à l’origine de sa souffrance. Les bases du « travail » établies, le praticien aidera le patient à repérer et se représenter le plus exactement possible l’origine du problème ou l’événement cible, à ressentir dans son corps les perceptions, émotions et sensations qui lui sont liées. Pendant que les pensées et les affects (sentiments) remontent à la surface, le psychothérapeute opère des balayages de sa main devant le visage du patient qui les suit rythmiquement des yeux. Ces séries successives et assez brèves de mouvements oculaires (30 secondes à quelques minutes) se poursuivent jusqu'à ce que les émotions se neutralisent et que les cicatrices émotionnelles du passé soient vidées de leur charge traumatique. Régulièrement, le praticien invite le patient à évaluer son stress sur des échelles de valeur et l’aide à se détendre par des métaphores relaxantes. Grâce au processus neurologique mis en marche, le cerveau est stimulé et métabolise ainsi les résidus disfonctionnels du passé. Les souvenirs traumatisants perdent leur charge affective négative, ce qui met fin à la souffrance et aux réactions négative (crises de panique, peurs incontrôlées, anxiété, compensations de toutes sortes, etc.). Par ce procédé, les images, les perceptions et les souvenirs qui étaient encodés négativement dans le cerveau émotionnel sont littéralement «digérés» et perdent de leur intensité dramatique. L’adversité passée fait place à ce que Boris CYRULNIK nomme la «résilience». Une nouvelle personne peut émerger. L'EMDR s'inscrit à l'intérieur d'un traitement psychothérapeutique dont toutes les dimensions doivent être bien codifiées et structurées. Le processus complet comprend plusieurs étapes, dont une phase de préparation et chaque session requiert une intégration verbale indispensable. Entre les séances, le re-traitement de l’information émotionnelle liée à l’incident ou au matériel évoqué peut se prolonger sous formes de rêves occasionnant la réémergence d’autres souvenirs ou émotions inhabituelles. Le travail se poursuit donc dans l’ «après-coup», c’est la raison pour laquelle le suivi thérapeutique et la dimension analytique sont indispensables à la «métabolisation» (ou digestion) de l’expérience. Pour clôturer ce bref aperçu, l’EMDR n’est pas une approche adaptée aux dépressions endogènes, d’origine biologique ni aux états dissociatifs : psychoses, schizophrénie et autres démences. Le livre de référence des praticiens EMDR et de l'enseignement de la méthode s'intitule "Eye-movement Desensitization and Reprocessing: Basic principles, protocols and procedures", publié par Guilford Press (2001). Son auteur est Francine SHAPIRO, Ph.D, fondatrice de la méthode EMDR, Senior Research Fellow du Menlo Park Research Institute ("École de Palo Alto"), et présidente de l'EMDR Institute, Californie. En juillet 2002, Francine SHAPIRO a reçu le prix Sigmund FREUD décerné conjointement par le Congrès Mondial de Psychothérapie et la ville de Vienne. Martine Gercault, psychanalyste-psychothérapeute, thérapeute EMDR, membre titulaire de l'association EMDR-France. _________________  |
|  | | Nath Administrateur

Nombre de messages: 426 Date d'inscription: 05/07/2005
 | Sujet: Re: LA PSYCHANALYSE Dim 21 Aoû - 21:48 | |
| PSYCHANALYSE PAR LE REVE - EVEILLE ______________ HISTORIQUE Robert Desoille (1890-1966}est le créateur du Rêve-Eveillé 1923, il est initié à une pratique expérimentale d'imageries mentales dont il pressent l'intérêt psychothérapique. Production imaginaire, expression de l'onirisme éveillé, utilisé dans les années 1930 par Robert Desoille dans un but thérapeutique et auquel il donnera plus tard le nom de "Rève-Eveillé Dirigé" Mobilisation active de l'imaginaire en situation de relaxation, par des suggestions d'ascensions et de descentes avec le projet d'explorer "l'affectivité subconsciente" et d'atteindre "la partie supérieure de la psyché qui n est pas uniquement colorée par l'instinct". L'espace imaginaire y apparaît comme une métaphore de l'espace psychique. Son évolution théorique ira de la sublimation freudienne (1938) à une conception pavlovienne & la recherche de nouveaux stéréotypes dynamiques (1961), en passant par une orientation jungienne de mobilisation des archétypes (1945) C'est vers les années 1970 qu'un tournant décisif pour le RêveEveillé est pris par les praticiens du GIREP (Groupe International du Rêve-Eveillé en Psychanalyse). Ils prennont an compte l'inconscient freudien dans leur pratique et leur reflexion théorique. Se développe alors une dimension analytique sous le vocable de "REVE-EVEILLE en PSYCHANALYSE". LA METHODE La psychanalyse par le Rêve-Eveillé offre la possibilité de vivre un scénario intérieur dans un espace imaginaire. L'analysant, généralement en position allongée, est invité à dire les images qui s'imposent à lui, à les laisser se développer spontanément, à exprimer ce qu'il ressent dans une expérience qui reste toujours singulière et originale pour chaque patient. De scénario en scénario et par association libre, la dynamique du passage de l'image aux mots favorisent les processus de prise de sens, de transformation, de symbolisation. La cure comporte deux éléments indissociables et interactifs: la production de Rêve-Eveillé et sa mise en mots, le travail associatif à l'élaboration du sens en lien avec les souvenirs, les rêves nocturnes, les fantasmes, construction et interprétation prenant place de manière métaphorique. Psychanalyse par sa réfêrence à l'inconscient et aux différents concepts freudiens et post-freudiens. Psychanalyse particulière par ses procédures, et son système relationnel, la dynamique de la cure impliquant l'analyse du transfert. Cette méthode permet à l'analysant de mieux se connaître et de progresser dans la résolution de ses conflits inconscients. Il élargit le champs de l'imaginaire et de l'inconscient. L'ANALYSE PAR LE REVE-EVEILLE SE PRATIQUE EN INDIVIDUEL OU EN GROUPE. La fréquence des séances d'analyse est habituellement de une à deux par semaine. LES INDICATIONS L'analyse par le Rêve-Eveillé s'adresse à des sujets: - ayant des difficultés existentielles et relationnelles, - souffrant de troubles névrotiques qui revêtent aujourd'hui les formes les plus diverses jusqu'aux pathologies psychosomatiques et aux cas limites, - selon des procédures particulières aux enfants et aux adolescents pour qui l'abord par le jeu et les images est assez naturel. Evelyne RIDNIK Psychanalyste du GIREP (Juin 1997) _________________  |
|  | | vivre Invité

 | Sujet: LA PSYCHANALYSE Mar 23 Aoû - 18:52 | |
| Nath, Un grand merci pour ce travail théorique qui aidera à s'y retrouver. Pour ma part, j'en suis à la psychothérapie analytique (depuis 1 an), auquel on peut ajouter le "rêve éveillé".  |
|  | | grenadine Habitué

Nombre de messages: 128 Localisation: Sur la route , en deroute; rien a foutre "Telephone" Date d'inscription: 06/07/2005
 | Sujet: Re: LA PSYCHANALYSE Mar 23 Aoû - 19:07 | |
| Merci NATH pour tt ce travail qui a fait remonte a ma memoire les belles annees du lycée , a cette epoque je ne vivaisque pour ça , je devorais des livres et des livres de psy ttes les semaines et bien sur aucun noms ne m'est inconnu . Du coup ça me fait sourire car je repense a une des dernieres reflexion de mon generaliste : je ne sais plus quoi vous dire vous en savez plus que moi sur le sujet  , j'espere que le psychiatre dira pas pareil parce que sinon je suis mal ! Grenadine _________________ L'homme raisonnable s'adapte au monde ; l'homme déraisonnable s'acharne à essayer d'adapter le monde à lui-même. Par conséquent, tous les progrès dépendent de l'homme déraisonnable.
George Bernard Shaw
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|  | | Nath Administrateur

Nombre de messages: 426 Date d'inscription: 05/07/2005
 | Sujet: Re: LA PSYCHANALYSE Mar 23 Aoû - 19:12 | |
| Merci à vous , je suis contente que ça vous plaise. j'en rajouterais d'autre trés prochainement et si vous voulez quelques chose en particuliers n'hésite pas surtout je serais vraiment ravie de vous faire plaisir. A trés vite.  _________________  |
|  | | Nath Administrateur

Nombre de messages: 426 Date d'inscription: 05/07/2005
 | Sujet: Re: LA PSYCHANALYSE Mar 23 Aoû - 20:34 | |
| L'HYPNOSE ERICKSONIENNE ______________ Depuis de nombreuses années, les chercheurs considèrent que l'hypnose est un état situé entre la veille et le sommeil , soit un état qui n'est ni veille ni sommeil, état appelé: Etat de Conscience Modifiée (ECM). Contrairement à ce que l'on croit communément, l'hypnose n'est pas un état de sommeil. Tres récemment, dans son ouvrage "Qu'est-ce que l'Hypnose" (1), François Roustang situe cet état non pas entre la veille et le sommeil, mais comme un état de "veille paradoxale" dans la mesure où le sujet n'est pas endormi, (sinon la parole de l'hypnothérapeute serait sans effet). Le corps apparait sous les traits du sommeil et il existe une grande activité psychique intériorisée, en raison de l'état de concentration intense, tandis que les stimuli extérieurs ne sont plus intégrés à la conscience comme à l'état de veille. L'attention du sujet n'est plus mobilisée par les stimuli qui semblent et demeurent sans effet. Par contre, il existe une grande activité psychique productive d'images mentales ou visualisations (hallucinoses ou eidolies hallucinosiques d'Henri Ey). Milton Erickson, père de l'hypnose moderne (2) qui a apporté une énorme contribution dans le domaine de la psychothérapie, parle, quant à lui, non pas d'état de conscience modifiée ni d'état de veille paradoxale, mais d'un état de transe, phénomène qu'il qualifie de naturel et de banal. Historiquement, l'hypnose classique précède l'hypnose éricksonienne. Elle utilise beaucoup les techniques d'induction avec fixation, concentration de la conscience comme au temps de Freud. Dans l'hypnose éricksonienne, l'induction se produit plutôt en créant un état de confusion qui amène le sujet à se détacher des stimuli extérieurs. Cette induction peut aussi s'installer progressivement par l'emploi de doubles liens. L'originalité de Hilton Erickson consiste aussi à renforcer les résistances : il vaut mieux se laisser porter par le fleuve que de nager à contre-courant. D'autres pratiques notamment celles à viser transcendantales non psychologiques provoquent des états proches de l'hypnose voire similaires : le chamanisme, la méditation zen ou bouddhique, l'oraison (méditation occidentale), mais aussi la sophrologie (la Relaxation Dynamique mise au point par Alphonso Caceydo à partir du Yoga, du Bouddhisme et du Zen). Le training autogène de Schultz permet, à terme, de déboucher sur l'auto-hypnose : il s'agit de se concentrer sur des sensations corporelles de façon répétitive. Erickson s'irritait, comme c'est le cas actuellement des psychothérapeutes pratiquant l'hypnose médicale, de l'idée véhiculée dans le public par les hypnotiseurs de foire, qu'hypnotiser quelqu'un, c'est exercer sur lui un pouvoir. Il s'agit en fait des propres possibilités thérapeutiques que porte en lui le patient et auxquelles il peut avoir accès à l'aide de l'hypnose. D'après lui, l'Inconscient, est "un Réservoir de ressources " et pour lui est inconscient tout ce qui n'est pas conscient". Ce réservoir n'est pas formé uniquement par l'effet du refoulement décrit par Freud. Il faut faire confiance à l'Inconscient du sujet pour que des remaniements utiles à la guérison s'effectuent. Erickson dans sa méthode utilise des métaphores, des symboles, mais l'activation de l'Inconscient est conçue en terme d'apprentissage et de déconditionnnement. Il ne s'agit pas d'un état passif, mais au contraire d'un état dans lequel le sujet est très actif, où il fait appel à ses ressources propres et dont il n'a pas forcément conscience. Dés lors, des remaniements internes s'opèrent, sans que le processus puisse être analysé par la conscience. L'Hypnose éricksonienne, tout comme l'hypnose classique, vise à la disparition du symptôme, qu'il soit psychique, comportemental ou psychosomatique, sans chercher à comprendre les causes éventuelles qui sont d'ailleurs multiples, et se pratique avec un hypnothérapeute qui l'intègre dans sa spécialité, suivant qu'il est médecin, psychologue, psychothérapeute, etc... _________________  |
|  | | Nath Administrateur

Nombre de messages: 426 Date d'inscription: 05/07/2005
 | Sujet: Re: LA PSYCHANALYSE Mar 23 Aoû - 20:35 | |
| PSYCHANALYSE et MEDIATIONS CORPORELLES ______________ La pulsion - ce qui, au plus profond de notre être, nous meut - est un concept tout à fait fondamental en psychanalyse. Toute pulsion a deux faces : 1) la face énergétique qui comprend : - l'affect ou émotion : tristesse, peur, colère, joie, - et la motricité, 2) la face représentative : de la représentation, ce sont les pensées, les images... Afin qu'un processus psychanalytique se déroule de façon satisfaisante et soit l'occasion de ré-aménagements profonds de l'être, il est nécessaire que l'affect, où se trouve l'énergie, la force, rejoigne la représentation porteuse du sens. Dans la cure type, cela va s'effectuer par le biais de la libre verbalisation et le patient va s'exprimer progressivement avec une "parole pleine". Mais parfois la voie de l'association libre ne suffit pas à remettre les affects en circulation. Si la psychanalyse privilégie la face de la représentation, les médiations corporelles telles que la bio-énergie ou le travail en piscine sollicitent plutôt la face énergétique de l'émotion et de la motricité. En effet, l'affect a une dimension de corporéité. L'affect est quelque part dans le corps: on tremble de peur ou la poitrine se soulève de sanglots. Que la re-jonction de l'affect et de la représentation se fasse par le détour d'une activation corporelle peut être extrêmement intéressant. En effet, celle-ci peut en particulier permettre à des affects très enracinés dans le corps et souvent archaiques de faire retour. La théorie qui sous-tend l'utilisation de médiations corporelles se réfère d'abord à certains travaux de Wilhelm Reich. Il a eu l'intuition qu'au niveau de l'expérience du corps il y a la possibilité de repérer des choses qui sont en corrélation avec les troubles psychiques. Lorsqu'il écrit : "toute tension musculaire contient l'histoire et la signification de son origine", il a une intuition tout à fait pertinente. En effet, les tensions musculaires, on peut les éprouver, on peut les voir sur autrui, on peut éventuellement agir dessus. Un muscle noué qui se relâche peut, dans certaines conditions, entraîner une décharge motrice ou le ressenti d'un affect ou une représentation. Les tensions musculaires constituent un objet libidinal par là-même raccordable à l'objet psychanalytique. Il peut être utile de rappeler deux choses : 1) la libido, le libidinal, constitue le champ dont s'occupent la psychanalyse et les thérapies psychanalytiques 2) si la libido est l'énergie sexuelle, le sexuel, pour Freud, n'est pas réductible au génital. Une autre façon d'aborder la spécificité des médiations corporelles est sous l'angle de l'étayage. L'étayage consiste dans le déploiement de l'existence libidinale, de la libido, à l'intérieur d'un individuum biologique. Ou encore : sur un substrat biologique (le corps dont s'occupe la médecine) s'étaye la libido et donc toutes les fonctions psychiques. Cet investissement libidinal sur le corps se fait à des tas de niveaux : bouche, anus, organes génitaux, et aussi peau, muscles, système nerveux, appareil respiratoire, etc... et le propre de ces investissements des différents lieux corporels est d'être structurant de l'appareil psychique. En effet, l'ensemble des satisfactions libidinales qui s'étayent sur la corporéité biologique est constitutif d'un moi instance psychique. L'on peut rappeler ici la phrase célèbre de Freud : "le moi est avant tout un moi corporel... Le moi est avant tout un moi-corps." Les investissements successifs de la corporéité sont générateurs de stades psychogénétiques et donc d'une différenciation de l'appareil psychique. C'est un des points forts des médiations corporelles telles que la bio-énergie et le travail néo-reichien en piscine de proposer des voies d'accès direct au ré-investissement de telle ou telle strate de la corporéité (par exemple, à l'occasion d'une décharge motrice) en vue de parfaire la structuration de l'appareil psychique qui est déficient sur ce point. Une nodosité musculaire qui, pour Reich, est une stase libidinale, apparaît à un certain niveau de ce développement psychogénétique. Cela peut être un trouble de l'oralité par exemple. Donc, la nodosité apparaît à un moment où un conflit n'a pas été réglé, souvent parce que la dimension agressive a été réprimée. C'est à ce niveau qu'il faut travailler. L'investissement libidinal du corps propre et de toutes les activités dont il est le siège, ou narcissisme, constitue le filtre à travers lequel tous les investissements ultérieurs seront faits. Les médiations corporelles, en permettant de se situer quelque part au niveau de l'étayage, sont tout spécialement indiquées pour des difficultés dont l'enracinement est à des stades archaiques. C'est le cas des personnes qui ont des déficiences importantes du narcissisme primaire : de l'amour de soi ou du contact avec soi-même : je me hais, je ne sais pas qui je suis, je ne me sens pas... Mais l'utilisation de ces médiations doit être faite avec beaucoup de subtilité car elles comportent des limites. Ainsi, certaines personnes peuvent très bien faire des décharges de bio-énergie et ne rien ressentir au plus profond d'elles-mêmes. Pour les personnes qui ont beaucoup de mal à contenir leurs émotions, l'abord corporel de ce type peut être contre-indiqué, et pour celles qui ont plutôt des défenses rigides il et souvent très fructueux. Il y a des personnes à qui d'emblée la médiation corporelle "parle" car à un certain niveau elles "savent". Il est alors important de le prendre en compte. Comment ? cela sera l'affaire du thérapeute. Ensuite, pour certains, c'est d'abord leur corps qui souffre : tensions musculaires chroniques, certains troubles fonctionnels... et par là ils aborderont un travail psychique. Mais pour d'autres qui ne sont pas reliés à leur corps ou à leurs émotions, il pourra être très fructueux de se tourner vers les médiations corporelles afin d'éviter d'intellectualiser et de rationaliser de façon excessive. _________________  |
|  | | Nath Administrateur

Nombre de messages: 426 Date d'inscription: 05/07/2005
 | Sujet: Re: LA PSYCHANALYSE Mer 31 Aoû - 21:46 | |
| PSYCHOPATHOLOGIE DE LA VIE QUOTIDIENNE Ce titre est celui d'un ouvrage de Freud. Il rassemble 12 articles sur l'étude des actes manqués, des lapsus, des oublis et de tous les actes maladroits de la vie quotidienne pour lesquels nous avons pris l'habitude de rendre l'inattention responsable. Freud a émis une conception originale selon laquelle les actes manqués sont des faits psychologiques complets. Ils ont un sens caché à la conscience mais s'éclairent dès que nous les mettons en rapport avec des motifs inconscients. Lacan : 'tout acte manqué est un discours réussi' ("Fonction et champ de la parole et du langage", Discours de Rome, 1953, Ecrits, Seuil, 1980). Roland Dalbiez fait une distinction en inventoriant trois cas de figure dans les actes manqués : - Une tendance affective se décharge sans se heurter à une autre tendance, c'est un acte symptomatique - Une tendance va se heurter à une autre tendance et elle ne va donc pas pouvoir se décharger totalement, il y a refoulement incomplet, c'est l'acte perturbé - Une tendance affective est complètement arrêtée dans sa décharge par une autre tendance, le refoulement est donc complet, c'est un acte inhibé L'acte symptomatique : Freud a appelé cet acte : 'des actions que le sujet accompli involontairement inconsciemment et auquel il refuse toute signification lorsqu'on l'interroge' (ex : chanson que l'on chante toute la journée, jouer avec ses doigts...). Tous ces signaux ne sont pas dus au hasard et encore moins à l'inattention, ils sont révélateurs de processus psychiques profonds et ils ont toujours un sens. Ces actes sont exécutés d'une manière machinale comme si le sujet jouait. Freud va affirmer qu'ils sont ni accidentels ni insignifiants et leur analyse démontre qu'ils expriment des impulsions inconscientes. Ils nous fournissent des indications précieuses sur les préoccupations inconscientes. Ces actes ne sont nullement pathologiques mais ils permettent d'exprimer des contenus que nous n'oserions pas exprimer directement. Ils sont aussi un moyen d'exploration de l'inconscient (rêves, lapsus...). L'acte perturbé : dans l'acte symptomatique, la maturation de l'acte était inconsciente et il n'y avait pas de refoulement, l'acte présentait donc une certaine unité psychologique et son sens pouvait rapidement être décodé par la conscience. Au contraire, les actes perturbés vont introduire des données nouvelles, celles de conflit psychique, cet acte se caractérise par le dualisme conflictuel (ex : erreur de lecture, 'Der Friede von Görz' - 'Die Feinde von Görz', 'La paix de Görz' - 'Les ennemis de Görz', pendant la guerre Freud ouvre un journal et croit lire la première version alors que c'était la deuxième. Freud explique cette erreur par le fait qu'il avait deux fils au front et son désir était la paix). Une similitude verbale a permis à ce désir plus ou moins avoué, c'est-à-dire en état de refoulement de se décharger sous forme d'erreur de lecture. Cette erreur permet de comprendre la théorie freudienne de lapsus et plus particulièrement de tout acte perturbé. Une tendance va s'exprimer en présentant une similitude superficielle avec une autre tendance refoulée, cette ressemblance déclenche la tendance refoulée qui se décharge à la place de l'autre. L'acte perturbé est un raté du refoulement qui permet un retour du refoulé. Un tel lapsus est un aveu de l'inconscient qui révèle au grand jour ce que le sujet ne s'avoue pas à lui-même, c'est donc un acte psychique complet, qui a un sens, il est donc volontaire et motivé. L'acte inhibé : l'acte symptomatique nous mettait en présence d'une décharge d'une tendance inconsciente, l'acte perturbé nous a montré que cette décharge inconsciente pouvait être arrêtée par une tendance volontaire inconsciente, Freud estime que certains phénomènes psychiques en apparence négatifs comme l'oubli peut s'expliquer également comme un conflit de force c'est-à-dire que certains oublis ne sont pas dus à une faiblesse du souvenir mais à une inhibition due à une contre force (ex : l'oubli d'un nom, d'un numéro de téléphone, d'une date...) Conclusion Pour Freud, ces trois classes d'actes englobent la majorité des incidents de la vie quotidienne et ils correspondent à différents schémas dynamiques du psychisme, depuis une force unique jusqu'à la rencontre de deux forces qui peuvent aller jusqu'à l'inhibition complète de l'une d'elle. Toute doctrine freudienne du refoulement se réduit à un psychodynamisme, c'est-à-dire à un système économique de rapport de force. Il en est de même pour la théorie du rêve. _________________  |
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